Michèle
Article mis en ligne le 19 février 2017

par Isabelle
logo imprimer

Henri n’aimait que sa Michèle et personne d’autre. Même sa fille, il ne l’aimait pas autant qu’elle. Il était fou de sa femme. Henri avait connu Michèle elle avait tout juste 15 ans, ses cheveux blonds portaient des rubans. Elle habitait à Paris, pas loin du grand Palais. Ensemble ils prenaient le métro pour aller au lycée.

Assis près d’elle, il attendait la récrée pour l’emmener au café boire un chocolat .

A 17 ans, elle était encore plus belle, ses cheveux défaits volaient dans le vent. Le jeudi après-midi, ils allaient au cinéma voir des comédies musicales.

Un soir en décembre où il neigeait sur les toits, ils se retrouvèrent tous les deux endormis pour la première fois. A 19 ans ils se marièrent. Une fille naissait de cette union, leur amour ne cessait de grandir, au fil des années de bonheur.

Il l’aimait à perdre la raison, à ne savoir que dire. Il lui disait : « Quand je t’aime j’ai l’impression d’être un roi. Mais la vie n’est pas un long fleuve tranquille. Un jour, le diable vient vous rendre visite, un intrus qui ne veut pas s’en aller. Devant la glace, sur le peigne une poignée de cheveux. Des murs blancs, des blouses blanches, un visage blanc.

Que suis-je devenue, pensait Michèle, deux mains emprisonnant la sienne ; une bise sur le front, Henri disant à mi voix « ne t’inquiète pas on va s’en sortir, tu es toujours aussi belle… »

Plusieurs mois s’étaient écoulés et Michèle, enfin sortie de ce cauchemar, retrouvait son énergie, prête à déplacer des montagnes.

Henri préférait entendre tout au long de la journée « fais pas ci, fais pas ça » que de la voir souffrir des heures entières.

Les années passaient et chaque Saint Valentin, le même rituel, un repas au restaurant et un cadeau offert au dessert. Au début, il lui achetait de la lingerie en dentelle.
L’année dernière, le stylo de marque avait été remplacé par un Smartphone.

Cette année, Henri lui offrit une belle bague ornée de diamants.
Il savait que le rêve de Michèle était une belle Ferrari, mais malheureusement Il n’existe pas de fausses Ferrari.
Le dimanche à la campagne, enfants, petits-enfants, amis, étaient réunis et chantaient « je t’aime à la folie, je t’aime à la folie, la vie .en tapant sur son verre avec le dos d’une cuillère. Henri s’égosillait « à Michèle la femme de ma vie » et en ajoutant sous le regard complice de la gente masculine, « et que nos femmes ne soient jamais veuves ».

AB

Dans la même rubrique

Intégrer un travail en cours
le 18 novembre 2016
par Isabelle
Comment ça marche ?
le 18 novembre 2016
par Isabelle
Un moment privilégié
le 18 novembre 2016
par Isabelle
Qu’est ce que c’est ?
le 18 novembre 2016
par Isabelle

Ateliers de lecture à haute voix

Le prochain atelier de lecture à haute voix sera le mardi 18 avril 2017 à 19h45 à Boissy.

Les textes apportés auront pour thème les correspondances.

A chaque fois les participants s’enrichissent par la lecture d’extraits très différents, d’oeuvres très variées.

La voix de chacun, est toujours une richesse de plus.

Bravo à tous ceux qui osent lire, c’est parfois difficile.

Merci à ceux qui écoutent patiemment.

Chaleureusement

Isabelle

Atelier d’écriture à Livry Gargan

Début mai, nous nous sommes de nouveau réunis pour écrire de belles histoires.

Prochain atelier samedi 20 mai, venez tenter l’aventure !

A bientôt.
Chaleureusement

Isabelle



pucePlan du site puceContact puceMentions légales puceEspace rédacteurs

RSS Valid XHTML 1.0 Strict

2016-2017 © Les mots de Capucine - Tous droits réservés
Site réalisé sous SPIP
avec le squelette ESCAL-V3
Version : 3.85.16